La canicule est annoncée. On l’attend tout l’hiver, alors se lever à 6:00 avec le roi soleil, pour un premier coup de pédale à 7:30, c’est tout simplement jubilatoire. Pas pour toute la team BVA on dirait : On se retrouve à 5 seulement pour cette rando organisée par nos amis de la team « les déjantés » d’Areleaune. Et dès le départ on sent l’organisation bien rodée de nos collègues. 2 prairies fraîchement fauchées servant de parking 500 places, des sourires de bienvenue à l’inscription, de charmantes bénévoles au café & douceurs, les QR codes des traces sont affichées, le fléchage et les rubalises sont bien visibles.
Eric photographie le premier virage, alors qu’un droniste prend le relais, lorsque la team BVA longe les splendides champs de blé : GG en forme olympique, Mathias prêt à bouffer ce malheureux 50km et 800D+, JC toujours fidèle au rdv et Patrick. Stéphane Va n’arrivera qu’à 8 :30. Dommage, Jean Nicolas, avec un problème de bagnole de dernière minute se désiste. Et Bruno le mécano ne peut faire de miracle sur ce coup-là ( je me suis laissé dire à l’oreillette que c’est préférable car sa Hellfest l’a rendu sourd comme un pot et rond comme une queue de Pelle 🤗)
La team BVA attaque donc la forêt à 4, par un chemin en sous-bois ombragé, presque frais, c’est cool. Les singles dans les fougères, puis les chemins forestiers plus larges, s’enchaînent à merveille. On pourrait faire chauffer les muscles doucement, mais GG en tête de meute, avance d’un bon rythme. Un petit dos-d’âne par ci, quelques racines par-là, une petite flaque de boue résiduelle, et ça enchaîne à un bon rythme. Pendant 45 minutes, à 16 km/h de moyenne, « on se croirait en sortie Gravel » lâche Mathias, dont on devine les dents prêtes à croquer avec voracité la première bosse qui se présente. Et en voilà une, et il s’élance devant. Derrière, on suit en soufflant. La température est bien montée mais, nous les 3 retraités du jour, on lâche rien et on monte tout sur le VTT, quand d’autres p’tits jeunes fougueux, nous doublent et calent à mi-parcours. « Regarde bien nos beaux maillots mon gars, et prends-en de la graine ». Quel plaisir d’en doubler un ou 2 !
On reste bien groupé, jusqu’au ravito, à 16km, et c’est là que Mathias nous laisse pour attaquer une petite boucle supplémentaire qui font les 50km au total. On retrouve Christophe autour du buffet ravito. Clic clac c’est dans la boîte, et ça repart à 3 sur une bosse qui n’en finit pas.
Dur Dur pour Patrick. Plus de jus. Mais hors de question de mettre le pied à terre. Alors il s’accroche et la température grimpe de concert avec le cardio, jusqu’à ce qu’on retraverse une hêtraie. Et quelle sensation, agréable de fraîcheur ! On sent la différence avec la forêt de sapins. Une bifurcation nous emmène à esquiver un passage technique, et on emprunte un petit single tortueux en descente, on appuie pour attaquer la bosse qui se présente, et là, Patrick mouline à fond…. dans le vide! Misère. Plus de chaîne !!! « Mais pourquoi moi 😱😱???? »
Avec l’aide de GG, Patrick remonte à pied, 10m, 50m, 100m. La pression monte : faut la retrouver car pas de chaîne de secours ! 200m, 500m plus loin, ouf elle au sol. Un maillon rapide, un petit réglage du dérailleur un peu plus loin, et le reste de la rando se poursuit. 2 gars de la team « les déjantés » en elec nous doublent à donf et remettent du rubalise. Certains individus mal embouchés les ont enlevés. Les p’tis c… !!!! En tout cas chapeau aux déjantés qui rétablissent le balisage avec efficacité !
La sortie se termine par un petit bout de route en descente. On roule vite et GG rate une balise. Coup de frein. Virage à gauche de Patrick et hurlements de JC qui arrive pleine balle, ses disques de freins rouge vif, on évite le crash de justesse. Ouf.
Une petite mousse à l’arrivée. Il n’est même pas 11h. On a évité la canicule. Moins de monde que prévu. Dommage pour un parcours 100% bois, et si on exclut le départ et l’arrivée, tout ou presque sur le VTT, 3 ou 4 singles de descente très ludiques, et une organisation au top. On attend avec impatience les photos et les vidéos du drone.
Bravo et Merci les déjantés.
Patrick












































































































